IDAY

IDAY

Qui sommes nous ?

Tous les enfants ont droit à un enseignement de base de qualité. IDAY existe parce que trop d’enfants et de jeunes africains en sont privés.
L’Afrique dispose des ressources nécessaires, ce sont leur allocation et leur utilisation qui doivent changer et la société civile locale a un rôle moteur à jouer pour accompagner ce changement.
Le dialogue et la confiance entre les citoyens et leurs gouvernements sont la pierre angulaire du développement et du respect des droits fondamentaux. Conscient de cela, le réseau interpelle les décideurs et mène des actions pour que chaque enfant et jeune en Afrique jouisse de son droit à une éducation de base de qualité et gratuite.

Réseau

633 Associations

22 Pays africains

 

soutenus par le Secrétariat IDAY en Belgique.

Vision

Le réseau œuvre pour contribuer à une société où tous les individus, en particulier les jeunes, ont accès sans discrimination à une éducation de base de qualité (initiation préscolaire, éducation primaire, alphabétisation fonctionnelle).

Mission

Promouvoir, par un dialogue constructif entre la société civile africaine et les autorités africaines, des politiques, systèmes et pratiques qui garantissent une éducation de base de qualité pour tous les enfants et jeunes en Afrique.

Objectif

Renforcer la capacité des organisations de la société civile africaine en faveur d’une éducation de qualité pour tous et en assurer le suivi avec une attention particulière pour les besoins des enfants et jeunes vulnérables les plus négligés et sur tous les facteurs qui influencent l’accès et la qualité de l’éducation.

Notre rendez-vous annuel

Chaque année, le 16 juin, le réseau célèbre la Journée de l’Enfant Africain. Cette journée commémore le massacre d’étudiants lors des manifestations de 1976 à Soweto, en Afrique du Sud, en faveur d’une meilleure éducation pour tous et est l’occasion pour les coalitions de faire valoir les demandes de la société civile locale auprès des autorités.

Structure : coalitions nationales

IDAY est un réseau international composé de coalitions nationales et régionales, chacune rassemblant des organisations de la société civile locale actives dans le domaine de l’éducation. Toutes les organisations membres ont signé la Charte d’IDAY et se sont engagées à poursuivre à un niveau local, régional ou international, les activités en lien avec les objectifs du réseau.
Les coalitions nationales d’IDAY sont organisées selon des principes démocratiques.
Elles décident elles-mêmes de leur structure organisationnelle et élaborent leurs propres règles internes. Ce sont des structures ouvertes aux autres organisations et unies par une même vision : faire entendre en Europe et Afrique leur volonté d’atteindre une éducation de base de qualité pour tous en Afrique. IDAY-International est pour sa part l’organe fixant l’agenda commun du réseau.

Documents et Finances

Les documents structurels et les finances d’IDAY son disponibles sur la page dédiée dans les rapports annuels.
Les finances d’IDAY sont auditées chaque année par un évaluateur externe indépendant et approuvées par Donorinfo.be.

Notre philosophie

IDAY porte un regard critique sur le fonctionnement actuel de l’aide au développement.

Les politiques d’investissements destinées à réduire le niveau de pauvreté dans les pays bénéficiaires, particulièrement en Afrique subsaharienne, sont globalement en échec.
À partir de la fin des années 1980, les chercheurs ont émis de sérieux doutes sur la contribution de l’aide étrangère au développement des pays récipiendaires (Riddel 1987). Depuis le début du XXIème siècle, il s’avère même que l’aide retarde en fait le développement et donc la lutte contre la pauvreté dans ces pays (Dambisa Moyo 2009, Easterly 2014, Angus Deaton 2015).
En effet, l’aide, qu’elle soit privée ou publique, se substitue aux actions que devraient réaliser les gouvernements, et condamne les sociétés civiles locales à mendier auprès de donateurs extérieurs généreux.
Cet effet de substitution est repris dans le Dilemme du Samaritain (Buchanan 1997, Gibson 2010).
De plus l’aide étrangère cherche à imposer des modèles inadaptés aux us et coutumes des pays dans lesquels elle est destinée. Les donateurs sont plus préoccupés par le contrôle de leurs fonds et leurs intérêts dominent sur les besoins des récipiendaires.

Dans le domaine de l’enseignement, le système éducatif ne répond pas suffisamment aux besoins des populations, et notablement de la plupart des jeunes africains, ce qui favorise l’abandon scolaire et sans doute l’émigration clandestine. L’exemple de la formation professionnelle est symptomatique : imitant les modèles des pays donateurs, l’aide étrangère se concentre sur des formations longues à temps plein. Or il est impossible pour un jeune africain démuni de ne pas travailler plusieurs semaines d’affilée ! Le modèle du nord ne convient qu’à la formation d’une élite. Au contraire, les formations proposées par les sociétés civiles locales sont beaucoup plus équitables : leurs horaires autrement agencés permettent le maintien des jeunes dans leur emploi.
Enfin, cette aide profite très peu au bénéficiaire final, et comme le montre un rapport d’EURODAD, pour chaque dollar qui entre en Afrique, 2 en ressortent dont la moitié en flux financiers illicites.

En réaction à ce constat confirmé par de nombreuses études, IDAY propose de nouvelles voies pour créer les conditions d’un développement durable pour tous.
Pour éviter ce genre de dérive, le seul processus susceptible de répondre globalement, durablement et équitablement aux besoins des populations démunies serait d’amener les gouvernements concernés, les organisations de leurs sociétés civiles et le secteur des affaires à travailler de concert (Amartaya Sen 1998).
La philanthropie du développement doit donc adopter une nouvelle approche qui consiste à ne pas vouloir résoudre elle-même les problèmes, mais à encourager les sociétés civiles locales à faire reconnaître la validité de leurs propositions par les autorités responsables.

Notre brochure

En 2017, IDAY a publié sa brochure : Ces charités qui tuent : ensemble vers une philanthropie de développement moderne afin de porter le sujet sur la place publique et d’amorcer un vrai débat démocratique avec les autorités et les citoyens.

IDAY organise également des conférences sur le sujet.