Éducation et Santé : Jardins et cantines scolaires

Campagnes régionales

Éducation et Santé
Jardins et cantines scolaires

À propos

Depuis plusieurs années, IDAY intègre la santé dans ses programmes d’éducation. Dans les régions tropicales, les nombreuses maladies infectieuses graves, sont source d’absentéisme et de pertes des capacités cognitives des élèves considérées comme une cause importante d’échec scolaire. En effet, comme le montre encore le dernier rapport publié par le Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME) la santé est un levier important pour l’éducation :

  • – Les interventions sanitaires pour les enfants vulnérables conduisent à 2,5 ans de scolarisation en plus ;
  • – Le traitement des parasites intestinaux et la prévention de paludisme ou malaria à l’école peuvent améliorer respectivement de 25% et 62% les résultats scolaires ; et
  • – L’apport de repas à l’école en plus de réduire de 20% la prévalence de l’anémie chez les jeunes filles, augmente le nombre d’inscription de 9% et la durée de la scolarisation de 8%.

Ces données renforcent l’action des membres d’IDAY qui implantent depuis 2009 des jardins et cantines scolaires comprenant des plantes à haute valeur nutritive pour la confection de repas et médicinales dont l’Artemisia annua. Cette plante d’origine chinoise est utilisée depuis plus de 2 000 ans contre le paludisme et autres maladies infectieuses tropicales dont les vers intestinaux. L’Artemisia annua est un complément utile aux médicaments et aux moustiquaires promus par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en particulier pour les populations vulnérables n’ayant pas accès à ces moyens coûteux. Les cantines scolaires sont équipés de fours à économie d’énergie, permettant de réduire la quantité de bois nécessaire à la confection des repas, de prévenir la déforestation et réduire les émissions de CO2 ainsi que leur coût.

Pays concernés: Bénin, Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Kenya, Ouganda, RDC, Rwanda, Sénégal, Tanzanie et Togo

Les Jardins et Cantines Scolaires: santé/éducation/environnement

L’amélioration des résultats scolaires et la réduction spectaculaire des dépenses de santé dans plus de 50 écoles kenyanes suite aux plantations d’Artemisia annua dans les jardins scolaires depuis 2011 ont amené plusieurs membres d’IDAY à proposer des projets similaires en ajoutant d’autres composantes selon les besoins locaux :

– plantes à haute valeur nutritive et médicinales (moringa, neem, gombo, oranger, manguier, papayer, Artemisia annua…)

-irrigation

-four à économie d’énergie

-échanges de jeunes

Actuellement, des jardins scolaires avec une ou plusieurs composantes sont en cours de réalisation au Bénin, Burkina-Faso, Burundi, Ghana, Kenya, RDC, Ouganda, Sénégal, Tanzanie et Togo et déjà plus de 52 000 enfants bénéficient de ce programme. Retrouvez les projets de jardins scolaires en attente de financement sur notre page projets.

Pour information,le budget moyen d’un jardin et d’une cantine scolaires est de 2 500 €/jardin

L’Artemisia annua dans la lutte contre le paludisme

Vidéo
État des lieux

Après avoir réussi à réduire de plus de la moitié l’incidence du paludisme dans le monde, l’OMS reconnaît dans son dernier rapport une résurgence importante des cas enregistrés (+10%) dans de nombreux pays et principalement en Afrique. Sa stratégie actuelle basée sur le traitement curatif par les thérapies d’artemisinine combinées (ACT), les moustiquaires imprégnées et le diagnostic précoce est extrêmement coûteuse et sa poursuite dépend d’un accroissement massif des montants de l’aide étrangère loin au-delà de ce qui est disponible. L’OMS estime que USD 7,5 milliards seraient nécessaires par an pour libérer le monde du paludisme alors que seulement USD 2,7 milliards sont disponibles. En outre, les cas de résistances aux insecticides et aux ACT s’étendent de l’Asie à l’Afrique. Manifestement, la stratégie actuelle a atteint ses limites et de nombreuses autorités africaines reconnaissent qu’à ce rythme, les objectifs des Nations Unies sur de développement durable de lutte contre le paludisme (en particulier ODD N ° 3.1) ne seront pas atteints d’ici 2030.

Artemisia, qu’est-ce que c’est ?

L’Artemisia annua est une plante médicinale issue de la pharmacopée chinoise et utilisée depuis plus de 2000 ans en Asie pour soigner le paludisme ainsi que comme plante de bien-être. En 2010, un agent d’IDAY-Kenya a identifié dans les jardins de la Kenyatta University un cultivar adapté au climat africain et non sensible au photopériodisme. Sa diffusion et son utilisation ont été dès lors spectaculaires suite notamment aux essais conduits par le Professeur Guy Mergeai de la Faculté agronomique de l’Université de Liège notamment au Sénégal. L’Artemisia annua est à la base des médicaments actuels Artemsinin-based Combination Therapy (ACT) : la molécule artemisinine, dont l’efficacité contre le paludisme a été prouvée, en est extraite. La plante est une vraie polythérapie. La Professeur Pamela Weathers chercheuse auprès de l’Institut polytechnique de Worcester (USA), cite environ 10 ingrédients de la plante qui seraient actifs contre le paludisme. Pierre Lutgen, Docteur en Chimie au Luxembourg, estime qu’ils pourraient être 20 ce qui expliquerait le spectre étendu de maladies traitées par la plante. L’Artemisia annua contient des antioxydants, des huiles essentielles, des flavonoïdes, du zinc, tous connus pour leur efficacité contre les infections. L’Artemisia annua appartient à la famille des Asteraceae qui contient plusieurs plantes médicinales. L’Artemisia afra, espèce indigène à l’Afrique, se révèle également efficace contre le paludisme et ne contient pas d’artemisinine – molécule à la base des ACT.

Stratégies du réseau IDAY en ce qui concerne l’Artemisia annua:
Enquêtes sur l’utilisation et la culture de l’Artemisia annua

Une première enquête sur les effets prophylactiques de l’Artemisia annua contre la malaria dans les écoles ayant introduits la plante dans leurs jardins scolaires serait conduite principalement au Kenya mais aussi dans les autres pays membres du réseau IDAY qui utilisent aussi la plante préventivement dans des écoles. La prévalence de la malaria dans ces écoles seraient comparée à celle d’un nombre équivalent d’école ne disposant pas de la plante.
Coût : 23 000 €

En fonction des résultats obtenus, une deuxième enquête viserait à interroger les utilisateurs, les praticiens et les cultivateurs d’Artemisia ainsi que les autorités sur leur niveau de connaissance de la plante, leur utilisation (préventif et/ou curatif et répulsif) et leurs résultats dans 13 pays d’Afrique membres du réseau IDAY. Cette cartographie permettra de mettre en évidence à quel point la plante est déjà cultivée et consommée en Afrique.
Coût : 175 000€

La recherche internationale à la Kenyatta University

De nombreuses études existent principalement sur l’usage de la plante dans le traitement curatif mais aucune étude de niveau international et conforme aux critères de l’OMS (double-blind comparatif tests) ne couvre l’usage préventif de la plante (prophylaxie) pourtant capital en raison des incertitudes qui continuent de planer sur l’efficacité des vaccins. Le traitement par plante est soumis aux mêmes obligations que lors d’une mise sur le marché d’un nouveau traitement pharmaceutique. La Kenyatta University (Nairobi) et IDAY proposent donc de conduire de tels tests cliniques au Kenya avec l’appui de différents experts internationaux. Les tests cliniques seront conduits en 3 parties : (1) un test pilote de l’effet préventif du thé d’Artemisia annua sur 300 élèves dans 6 écoles en conformité aux normes sévères de l’OMS pour traitement de maladies mortelles ; (2) l’analyse de l’effet répulsif de la plante par rapport à l’absence de moustiquaires dans des prisons (généralement démunies de moustiquaires) ; (3) en fonction des résultats de (1) et (2), traitements combinés des effets répulsifs de la plante et préventifs du thé en comparaison aux résultats des effets séparés. Selon ces résultats, des extraits naturels de la plante pourraient être testés sur des femmes enceintes et des nouveaux nés qui sont aujourd’hui mal protégés par les médicaments aux effets secondaires dangereux pour des populations à risque. À ce stade, seules les parties (1) et (2) sont considérées.
Coût : 585.000 €

Colloque et interpellation de l’OMS

Le Ministre de la santé du Burkina Faso a proposé d’organiser un colloque qui rassemblera les représentants de l’OMS, les Ministres de la santé d’Afrique, les chercheurs et praticiens des Artemisia. Le but est d’obtenir que l’OMS édicte les conditions dans lesquelles l’Artemisia annua peut être intégrée dans les programmes officiels contre le paludisme en Afrique.
Coût : 100 000€ dont 20 000€ couvert par le gouvernement du Burkina Faso

Les échanges de jeunes

La culture de l’Artemisia annua est délicate et les jeunes Africains ayant acquis de l’expérience avec cette plante ont proposé de se mettre à la disposition d’IDAY pour enseigner à leurs collègues d’autres pays les subtilités de la culture et le traitement de la plante pour son utilisation médicale. Par ailleurs, IDAY a entamé un programme intitulé « DUO for a Change » pour mettre en contact des écoles d’Europe (Belgique) et d’Afrique. L’idée est de mettre en DUO la jeunesse belge et la jeunesse africaine afin de renforcer leur identité de citoyen du monde et leur esprit solidaire, et ce, dans une perspective de développement durable. Retrouvez notre programme DUO for a change sur la page dédiée.
Coût : 3.500€/DUO

Plus d’information sur l’Artemisia annua

Comprendre la position d’IDAY sur l’Artemisia annua

Interview IDAY - Eddy Caekelberghs - Au bout du Jour - Première Radio RTBF 10/01/18

FAQ
IDAY s’occupe d’éducation en Afrique. Pourquoi s’être intéressé à l’Artemisia annua qui a un rapport avec la santé ?

Il est prouvé que la santé a un impact sur la qualité de l’éducation. Les résultats des projets de jardins scolaires en place depuis 2010 et dans lesquels l’Artemisia annua a été plantée, montrent une diminution de l’absentéisme des enfants et des professeurs, une amélioration des résultats scolaires, une diminution des frais de santé (budget qui est libéré pour d’autres activités).

Il faut aussi savoir que 3 crises de malaria avant l’âge de 5 ans diminuent de 15% les capacités cognitives de l’enfant.

En quoi la malaria a-t-elle un impact sur l’éducation ?

Un exemple tout simple : un professeur a 54 élèves dans sa classe. Sa femme fait une crise de malaria : il marche 2 jours en brousse avec elle pour aller au centre de santé le plus proche. Elle s’y fait traiter pendant 5 jours. Ils remarchent 2 jours pour rejoindre leur village. Pendant 9 jours, 54 enfants n’ont pas eu de professeur. Et c’était la femme du professeur…il y a aussi la crise de malaria des élèves, du professeur, etc…
N’aurait-il pas été plus facile qu’il y ait de l’Artemisia annua dans le jardin de l’école ?

En quoi 10€ protègent 3 familles à vie contre la malaria ?

10€ permettent à 3 familles d’avoir accès à cette solution naturelle, efficace et peu coûteuse. Le programme comprend :

  • – La sensibilisation des jeunes à la nécessité de prévenir la malaria (influence sur les capacités cognitives, influence sur le niveau de l’éducation car absentéisme des élèves et des professeurs) grâce à l’Artemisia annua ;
  • – Une formation agricole : la plante étant délicate à cultiver au début, un programme d’échange d’étudiants provenant de projets IDAY où la plante a été établie de façon durable, est mis en œuvre pour fournir une assistance technique aux jeunes qui s’engageant à créer un jardin scolaire dans leur école. Des formations à la culture de la plante par des agronomes sont également prévues ;
  • – L’accès aux semences d’Artemisia annua adaptées aux conditions géo-climatiques mais aussi à des plantes (fruits & légumes) à haute valeur nutritive pour la création du jardin scolaire ;

Le projet comprend également des cantines scolaires. Un autre aspect innovant du projet est d’équiper les cantines de fours fermés pour réduire la consommation de bois (donc prévenir la déforestation) et les émissions de CO2. IDAY-International a financé ce type de fours au Kenya et les rapports indiquent une diminution de 50% du bois consommé (impact au niveau écologique mais aussi au niveau de la charge de travail des femmes qui s’occupent de la cantine) ainsi qu’une diminution de moitié du temps de cuisson (ce qui augmente la capacité de production de la cantine). En outre, il est connu que la distribution de repas à l’école augmente la fréquentation des élèves et influence donc positivement le niveau d’éducation

Sur le plan médical, il est prévu qu’un échantillon d’élèves et d’enseignants soit testé par rapport à la malaria. Des tests similaires sont réalisés après avoir consommé l’Artemisia annua de manière préventive (7 jours par mois). Couplés aux résultats positifs déjà obtenus dans d’autres écoles, ils viendront alimenter le plaidoyer auprès des autorités locales pour une extension du projet dans les autres écoles du pays. Les tests sont financés et effectués par les services de santé du gouvernement local.

En quoi est-ce à vie ? Une fois les jeunes formés à la culture de la plante, ils ramènent chez eux les semences et peuvent en faire bénéficier leur famille. Chaque année, les semences produites par leur plant permettent à d’autres de commencer leur propre culture … vous nous aidez donc à démarrer un cycle qui ne s’arrête pas !

Y a t il déjà des études qui prouvent que l’Artemisia annua est efficace contre la malaria ?

La plus grande preuve de l’efficacité de la plante comme prévention et comme traitement la malaria est son utilisation par les Chinois depuis plus de 2000 ans ! Des études ont commencé sur le sujet depuis plusieurs années (Téléchargez le document scientifique plus bas dans la section Documents). Elles mettent en évidence qu’il n’y a pas d’effets secondaires, qu’il n’y a pas de résistance, qu’elle est adéquate pour les femmes enceintes et les jeunes enfants, que c’est toute la plante qu’il faut consommer car les différents composants jouent un rôle complémentaire. Les études montrent aussi que la plante s’adapte aux différentes conditions géo-climatiques.

Organisation Mondiale de la Santé : que pense-t-elle de l’Artemisia annua ?

L’Artemisia annua est la plante dont est extraite l’artemisinine qui est associée à un autre produit (comme la Mefloquine) pour produire le médicament officiel (ACT) promu par l’Organisation Mondiale de la Santé et distribué partout dans le monde. MAIS ! les premières résistances ont été observées à ce dernier médicament, ce qui veut dire qu’il devient de moins en moins efficace contre la malaria.

QUELLE EST LA SOLUTION ? Les études montrent que l’Artemisia annua doit être utilisée dans son entièreté. C’est en effet la combinaison de ses 20 composants qui la rend efficace contre la malaria et qui fait qu’il n’y a pas de résistances observées : il y a trop de composants différents pour que le corps développe des résistances.

Donc, la plante comme répulsif contre les moustiques et comme tisane ou poudre à titre préventif et curatif, est une solution qu’IDAY-International amène régulièrement sur la table de l’OMS, qui pour l’instant, attend les résultats de la recherche scientifique pour lever ses réserves.

Comment se fait-il que l’Artemisia annua ne soit pas déjà adoptée comme moyen officiel pour éradiquer la malaria ?

Et bien, parce que, dans notre mode de pensée occidentale, pour beaucoup de médecins, «on ne soigne pas les maladies avec des plantes». Et en plus, les sociétés pharmaceutiques ne sont pas encore intéressées à cette plante.
Notre stratégie :

  • 1. Prouver l’évidence observée sur le terrain, par une étude scientifique internationale pour que l’Organisation Mondiale de la Santé lève ses réserves. L’étude vérifiera également que la plante peut bien être utilisée par les femmes enceintes et les jeunes enfants ;
  • 2. Financer de nouveaux Jardins Scolaires : il faut former plus de jeunes partout en Afrique à la culture de la plante.

En 2010, dans un programme pilote promu par IDAY-Kenya dans la région de Kisumu (Kenya), une zone fortement touchée par la malaria, l’Artemisia annua a été plantée par des élèves de deux écoles secondaires. Le traitement préventif avec le thé s’est révélé être étonnamment efficace. L’absentéisme scolaire a disparu et les dépenses de santé ont chuté de 80%. Le rendement scolaire des élèves a grimpé en flèche. Suite à ce succès, de nombreuses écoles au Kenya ont adopté la plante et des projets d’Artemisia annua ont également été lancés par d’autres membres d’IDAY (cf. carte plus haut). Les résultats vont tous dans le même sens … il faut donc continuer !
Le budget des jardins scolaires inclut l’irrigation, les outils et la formation (appui technique donné par des agronomes aux jeunes qui démarrent un projet). Par ailleurs, IDAY soutient des Clubs de Jeunes : les jeunes qui se sont investis dans la culture de l’Artemisia annua dans leur école, gardent 10% des semences pour les amener dans d’autres écoles. En plus des semences, ils apportent leurs connaissances nécessaires à la culture.
Une fois la culture lancée, le projet ne nécessite plus d’investissement extérieur puisqu’il est géré localement.

Les résultats des études scientifiques joints aux résultats obtenus sur le terrain donneront confiance à l’Organisation Mondiale de la Santé et aux Ministres de la Santé qui pourront décider de passer à l’utilisation officielle de l’Artemisia annua dans leur pays. L’Artemisia annua suscite en effet un intérêt grandissant au sein des gouvernements du continent africain en raison notamment des difficultés croissantes rencontrées avec les programmes officiels tant sur plan des résistances aux produits pharmaceutiques distribués que sur le plan financier.

Qu’en pensent les populations locales ?

C’est ça la force du projet : les populations locales voient les effets de la plante et se l’approprient. Certaines prisons, ne recevant en général pas les moyens de prévention et de soins de la malaria, ont également commencé la culture de l’Artemisia annua. Il est fréquent qu’un détenu emmène des semences avec lui à la fin de son incarcération et démarre une culture dans son village.

Qui d’autre utilise l’Artemisia annua ?

L’Artemisia annua est également utilisée par les entreprises privées, voici deux exemples :

Au Burundi : plusieurs entreprises, dont Rentec, cultivent ou utilisent l’Artemisia annua pour protéger ses employés de la malaria. L’entreprise a vu son taux d’absentéisme et les frais de santé diminuer drastiquement.

En Ouganda, 1000 coopérateurs agricoles consomment régulièrement du thé d’Artemisia annua pour se protéger de la malaria.

L’Artemisia annua a-t-elle d’autres vertus ?

Oui, elle est aussi très efficace dans le traitement des parasites intestinaux, 3ème maladie la plus fréquente en Afrique et responsable d’absentéisme scolaire. Des études montrent que la vermifugation des élèves a un impact sur les résultats scolaires. Des études scientifiques suggèrent que la plante est efficace contre plusieurs maladies infectieuses tropicales dont la tuberculose, la leichmaniose et la schistosomiase …

Est-ce que l’Artemisia annua est difficile à faire pousser ?

Il n’est pas rare que la culture échoue la première année : la plante n’a pas reçu suffisamment d’eau, les personnes n’ont pas cueilli les feuilles à temps avant la floraison pour en faire la tisane … Mais notre expérience sur le terrain nous montre que l’expertise s’acquiert vite. IDAY met en place des Clubs de jeunes : les jeunes qui se sont investis dans la culture de l’Artemisia annua dans leur école, gardent 10% des semences pour les amener à d’autres écoles. En plus des semences, ils apportent leurs connaissances nécessaires à la culture. Des agronomes appuient également les jeunes dans les projets existants.

L’Artemisia annua s’adapte-t-elle à toutes les conditions climatiques et à tous les terrains ?

Les plans d’Artemisia annua ont dû être adaptés aux conditions géo-climatiques des différentes régions d’Afrique. L’expérience montre qu’elle pousse partout moyennant un apport de fumier organique et un apport d’eau suffisant.

L’Artemisia annua repousse-t-elle chaque année ?

Non, c’est une plante annuelle. Il faut donc garder des semences qui seront replantées l’année qui suit.

L’Artemisia annua a-t-elle besoin de beaucoup d’eau ?

Elle a besoin d’eau de manière régulière. L’irrigation fait donc partie du budget des projets que nous soutenons.

Quelle est la superficie nécessaire ?

1 hectare d’Artemisia annua peut protéger jusqu’à 125.000 personnes.

Quelle est la posologie de l’Artemisia annua ?

En préventif : 3 grammes d’Artemisia annua sous forme de tisane 1 fois par jour pendant 7 jours d’affilée par mois.

En curatif : 3 X 3 grammes par jour pendant 7 jours d’affilée.

En cas de crise présumée de paludisme, toujours consulter un médecin pour vérifier la nature de la maladie.

Méthode de culture de la plante
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