Travailleurs domestiques

Les enfants et les jeunes employés comme travailleurs domestiques constituent un phénomène très répandu en Afrique en raison de la pauvreté et de la pression démographique dans les zones rurales ; les parents ayant des difficultés à élever et nourrir leurs nombreux enfants. Lorsqu’ils sont rejetés de leur maison, la plupart finissent par être exploités et exposés à des conditions proches de l’esclavage, à des violences psychologiques, sexuelles ou physiques. Peu arrivent à terminer leur cycle d’éducation de base : les travailleurs domestiques sont souvent analphabètes et ignorent leur droits fondamentaux. De plus, la plupart des pays africains ne reconnaissent pas le travail domestique comme une profession à part entière, ce qui ouvre la porte à tous les abus et à l’exploitation de ces jeunes vulnérables.

L’Organisation International du Travail (OIT) considère le travail domestique comme l’une des pires formes du travail des enfants. Pourtant, les travailleurs domestiques demeurent invisibles aux yeux des gouvernements et sont négligés lors de l’élaboration des programmes dans beaucoup de pays.

Bien que le nombre exact de travailleurs domestiques en Afrique soit inconnu, on estime qu’ils pourraient être 6 millions à travailler en tant que domestiques pour la seule Afrique de l’Est.

Les gouvernements sont les premiers garants des droits de l’homme, ils ont pour mission d’informer leurs citoyens de leurs droits et de les faire respecter. Cela s’adresse spécifiquement aux individus les plus vulnérables, notamment les enfants travailleurs domestiques. C’est pourquoi IDAY s’investit dans un travail de plaidoyer et de sensibilisation auprès des autorités pour protéger ces jeunes des violences dont ils sont victimes et ce d’une manière durable et à grande échelle.

Par des actions de plaidoyer et de sensibilisation, IDAY veut que les travailleurs domestiques puissent être traités avec le respect qui leur est dû, qu’ils soient protégés par la loi et qu’ils aient accès à l’éducation, via des cours et des programmes d’alphabétisation.

En savoir plus sur le projet régional « Mettre fin à la violence envers les enfants et jeunes travailleurs domestiques en Afrique de l’Est et en RDC par la réglementation et l’éducation »: Projet travailleurs domestiques ou visitez notre site web de campagne: Invisible workers

 

QUELLES SONT LES REVENDICATIONS DE NOTRE CAMPAGNE REGIONALE ?
1) Protection légale et reconnaissance des travailleurs domestiques en âge de travailler :
– ratification par les 5 pays concernés de la Convention 189 de l’OIT sur le travail décent pour les travailleurs et travailleuses domestiques.
– reconnaissance du travail domestique comme une profession à part entière.
– assurance d’un emploi dans des conditions contractuelles garantissant des conditions de travail décentes (salaire, jour de repos et congés payés, droits à la sécurité sociale).

2) Protection des enfants travailleurs domestiques :
Amélioration des législations, des politiques et des mécanismes d’orientation pour qu’ils définissent et ciblent explicitement le travail domestique des enfants comme une forme de travail qui doit être éliminée, et que des dispositions soient prises pour la réintégration des enfants travailleurs domestiques n’ayant pas atteint l’âge minimum légal de travail dans un environnement familial et scolaire protecteur.

3) Contribuer à garantir l’accès de tous les enfants et jeunes de la sous-région à un enseignement et des formations professionnelles de qualité :
– les activités de travail domestique exercées par des enfants n’ayant pas atteint l’âge minimum légal de travail ne peuvent se faire au détriment de leur scolarité.
– importance de former les travailleurs domestiques pour qu’ils aient des qualifications adaptées et reconnues, ce qui favorise leur reconnaissance sociale et de meilleures conditions de travail.
– les travailleurs domestiques qui travaillent déjà peuvent être formés en parallèle de leur emploi, à travers des programmes adaptés à leurs besoins et leur disponibilité. Former les gens dans leur métier contribue également à améliorer leurs conditions d’emploi.

EN RDC

En RDC, le travail domestique engendre des violations des droits de centaines de milliers d’enfants et de jeunes, et de nombreuses formes de violence sociale à leur encontre. Ces jeunes font face à un futur incertain. Nombre d’entre eux sont susceptibles de tomber dans la délinquance, d’être enrôlés dans des formes armées, ou d’être victimes de trafic d’enfants. IDAY-RDC et ses partenaires le CATSR (Comité d’Appui au travail Social de Rue) et WCP (Women and Children Protection), avec le Secrétariat Général à la Jeunesse (Ministère de la Jeunesse) ont réalisé une enquête nationale sur le travail domestique: IDAY-Rapport d’enquête nationale-RDC-2015 ainsi qu’une analyse du cadre légal en RDC : IDAY-Evaluation du cadre légal RDC

IDAY-RDC met en œuvre plusieurs activités pour sensibiliser la population congolaise et les autorités à ce sujet:

PHOTO-REPORTAGE DES TRAVAILLEURS DOMESTIQUES A KINSHASA
Dans le cadre de cette campagne régionale d’IDAY sur le travail domestique, la photographe belge Rosalie Colfs a réalisé un photo-reportage présentant une série de portraits d’enfants et de jeunes travailleurs domestiques à Kinshasa. CachéS derrière les murs, ils travaillent sans répit, se levant à l’aube pour préparer le petit-déjeuner de leurs employeurs et se couchant après tout le monde, une fois la vaisselle faite et la cuisine rangée. Nettoyer, repasser, laver, cuisiner, accompagner les enfants à l’école… ils sont soumis à 12 heures de travail quotidien, souvent sans congés. Dans de nombreux cas, ce travail s’apparente à de l’esclavage moderne. Ces travailleurs domestiques partagent avec nous des morceaux de leur vie, souvent chaotique,  mais aussi leurs espoirs et leurs rêves d’une vie meilleure.
Rosalie Colfs vit en Afrique depuis de nombreuses années. Sensible aux regards et aux mots de ceux qui sont invisibles, Rosalie nous offre de découvrir les visages de travailleurs domestiques à travers ces portraits poignants.

CAMPAGNE DE SENSIBILISATION
– Un article de presse sur la question des travailleurs domestiques a été publié dans MediaCongo en avril 2014. Cet article a mis en lumière les travailleurs domestiques : http://www.digitalcongo.net/article/107071
– Formation en plaidoyer des membres d’IDAY-RDC :

– Sketches sur les droits des travailleurs domestiques, joués à Goma (Nord Kivu) par la troupe locale Yassa Yassa.

sketchdrc

– Une pièce de théâtre sur le travail domestique a été réalisée avec les acteurs de l’Institut National des Arts (INA) à Kinshasa, et reproduite sur DVD. Cette pièce est un outil pour sensibiliser le grand public sur le sort des enfants travailleurs domestiques au Congo.

KENYA

Au Kenya, la législation et les dispositions politiques concernant la protection des enfants sont très développées en particulier en ce qui concerne le travail dangereux et les pires formes de travail des enfants. Les principales conventions internationales s’y rapportant ont été intégrées dans l’ordre juridique national, et plusieurs objectifs ont déjà été atteints dans ce domaine. Néanmoins, le cadre juridique et politique présente encore des lacunes importantes identifiées par IDAY et ses partenaires: Legal and policy assessment – Kenya. Elles doivent être comblées pour garantir une mise en œuvre effective des lois et dispositions existantes. IDAY-Kenya et ses partenaires Partners in Literacy Ministry (PALM) et Comitato Europeo per la Formazione e l’Agricoltura (CEFA) mènent un plaidoyer à ce sujet, à travers plusieurs actions :
http://iday.org/no-to-child-labour-yes-to-quality-education/
http://www.the-star.co.ke/article/one-womans-quest-polish-image-domestic-workers

Découvrez aussi le rapport complet d’enquête sur les travailleurs domestiques au Kenya: Kenya report final-2015

Ou sa version synthétique, destinée aux activités de sensibilisation: Kenya report final – 2015 – popular version

RWANDA

CLADHO et IDAY se sont associés à la Commission Nationale pour l’Enfance (NCC) et la Centrale des Syndicats de Travailleurs du Rwanda (CESTRAR) pour mener des activités de recherche, de plaidoyer et de sensibilisation sur ce sujet. Ils ont entre autres réalisé une étude sur le cadre légal et politique concernant le travail domestique au Rwanda.

L’enquête nationale sur les travailleurs domestiques, en particulier les enfants travailleurs domestiques, est disponible ici: Enquête nationale sur les travailleurs domestiques (07-2015)
Le CESTRAR a également obtenu que le travail domestique soit inclus dans la liste des professions soumises à un salaire minimum, liste établie par le Conseil National du Travail du Rwanda et soumise au Ministère du Service Public et de l’Emploi pour approbation. C’est une première étape capitale en vue de la reconnaissance du travail domestique comme profession à part entière. A ce stade, la proposition du Conseil n’a pas encore été approuvée par le Ministère. http://www.newtimes.co.rw/section/article/2015-01-27/185351/

OUGANDA

En Ouganda, la campagne est menée conjointement par IDAY-Ouganda, Uganda Children Centre (UCC), l’African Network for the Prevention and Protection against Child Abuse and Neglect (ANPPCAN)-Ouganda et le Conseil National pour l’Enfance (NCC).
– Un documentaire a été diffusé sur les chaînes TV nationales à l’occasion de la célébration du 25e anniversaire de la Convention internationale sur les Droits de l’Enfant : Combating violence against children in Uganda

– Le rapport national d’enquête sur les travailleurs domestiques est disponible: IDAY- Rapport d’enquête Ouganda.

– Leur rapport d’analyse du cadre légal et politique sur le travail domestique des enfants en Ouganda est également disponible. L’objectif de cette étude est de mettre en évidence les lacunes du cadre politico-juridique en termes de reconnaissance des droits des travailleurs domestiques et de protection, en particulier pour les enfants impliqués dans ce type d’activité.

– Une vidéo documentaire sur les enfants travailleurs domestiques est en ligne: Save the child domestic workers.

BURUNDI

Au Burundi, les partenaires, IDAY-Burundi et Terre des Hommes, conjointement avec le Ministère du Travail burundais, ont mené une enquête sur les travailleurs domestiques. Il ressort de cette enquête que 30% des travailleurs domestiques ont moins de 18 ans!

L’analyse du cadre légal a aussi permis de mettre en évidence les manquements au niveau de la législation burundaise.

Sur base de ces résultats, les partenaires ont démarré une campagne de sensibilisation et de plaidoyer pour lutter contre les violences envers les enfants et jeunes travailleurs domestiques.

 

Mineurs en prison

En Afrique, les mineurs en conflit avec la loi sont un groupe d’enfants dont les droits sont systématiquement bafoués et ignorés, notamment le droit à l’éducation. Lorsqu’ils sortent de détention, ils ne sont pas préparés à réintégrer la société et demeurent donc marginalisés, vulnérables et risquent de retomber dans la délinquance.

Il existe très peu de données précisant l’étendue de ce phénomène, expliquant les raisons pour lesquelles ces enfants sont détenus en prison et le type de traitement qu’il leur est réservé. Les informations disponibles indiquent néanmoins qu’ils sont plusieurs milliers de mineurs d’âge à être en détention – 65% pour des raisons illégales – et qu’ils subissent des conditions inhumaines et dégradantes affectant leur intégrité physique, leur santé et les empêchant d’accéder à un semblant d’éducation. La plupart ne bénéficient d’aucune assistance légale et ne connaissent pas leur droits.

En partenariat avec Defence for Children International (DCI), IDAY a initié une stratégie afin de s’attaquer à cette problématique de l’éducation des mineurs d’âge en prison en Afrique. Le but de ce projet est de promouvoir les systèmes de justice juvéniles qui respectent les droits et devoirs des enfants et de garantir un accès pour tous à l’éducation de base en Afrique en incluant les mineurs en prison. La RDC, la Guinée, le Cameroun et l’Ouganda furent sélectionnés pour développer cette initiative pilote initiée par les membres locaux d’IDAY et du DCI.


 

Paludisme et éducation

Chaque jour, plus de 1000 enfants africains meurent à cause du paludisme. Le paludisme reste la troisième cause de mortalité en Afrique.

Les maladies telles que le paludisme ont un impact négatif sur la qualité de l’éducation en Afrique. Ses crises répétées peuvent affecter les capacités cognitives de l’enfant, elles augmentent l’absentéisme et le budget de la santé qui lui est consacré n’est pas investi dans d’autres domaines (notamment l’éducation ou la lutte contre d’autres types de maladies).  Bien que les moustiquaires, la recherche médicamenteuse et les méthodes de détection rapide ont montré leur efficacité, ces approches sont extrêmement coûteuses et sans financement international sont tout simplement inaccessibles à une large majorité d’Africains.

Pour lutter contre le paludisme, IDAY promeut l’utilisation de l’Artemisia Annua, une plante utilisée depuis plus de deux millénaires en Chine. L’Artemisia Annua est un répulsif contre les moustiques (porteurs du virus) et peut être utilisée pour prévenir le paludisme en buvant une tasse de thé par jour pendant une semaine chaque mois. Il s’agit donc d’un traitement naturel sans effets secondaires et dont le taux d’efficacité tourne autour des 90%. Plusieurs études montrent la prédominance de l’usage du thé issu de l’Artemisia Annua sur d’autres traitements. Parmi elles, une recherche conduite par le Professeure Pamela Weathers de l’Institut polytechnique de Worchester.

Dans un projet pilote développé par IDAY-Kenya dans la région du Kisumu particulièrement affectée par le paludisme, l’Artemisia Annua fut plantée par les élèves de deux écoles du secondaire. Le traitement préventif à base de thé a eu un effet extraordinairement efficace. L’absentéisme dû au paludisme a disparu et les dépenses en santé ont diminué de 80%. Les performances des élèves ont aussi été exceptionnelles : tous ceux ayant postulé à l’université furent admis. Se basant sur ce succès, le projet fut étendu et développé par les membres d’IDAY dans d’autres régions et pays : Sénégal, Guinée, Burkina Faso, Togo, RDC, Burundi, Rwanda et Ouganda.

L’Artemisia annua se présente comme un moyen efficace et accessible à tous pour lutter contre une maladie qui continue à faire des ravages en Afrique, et par la même occasion de lever un obstacle majeur à l’éducation de qualité sur le continent. C’est pourquoi IDAY s’est engagé dans sa promotion, ce qui implique d’obtenir l’aval des autorités compétentes. Dans cette perspective, IDAY-International et la Kenyatta University (Nairobi) ont signé en 2012 un protocole d’accord pour la mise en œuvre d’un programme de recherche pluridisciplinaire sur l’Artemisia annua. L’objectif principal est de vérifier par des tests cliniques conformes aux normes de l’Organisation Mondiale de la Santé, les résultats empiriques et scientifiques à propos de l’efficacité de la plante comme traitement antipaludique et son meilleur comportement envers les résistances que les produits pharmaceutiques. La recherche s’intéressera aussi aux aspects agricoles, entomologiques et socio-économiques de l’utilisation de l’Artemisia annua contre le paludisme en Afrique. Le coût total de ce programme de recherche est estimé à 1,2 million €, dont 200 000 € pris en charge par la Kenyatta University (ressources humaines et infrastructures de recherche).

Le programme comprend trois autres composantes : l’implantation de jardins scolaires, les échanges de jeunes ayant une expérience dans la culture de l’Artemisia annua et l’organisation de colloques en Afrique rassemblant responsables politiques, institutionnels, chercheurs et praticiens de l’Artemisia annua.

L’amélioration des conditions sanitaires grâce à la réduction du paludisme, une meilleure nutrition et un traitement vermifuge sont reconnus pour faire augmenter de manière significative la qualité de l’éducation. Lorsque les élèves sont en bonne santé, ils peuvent se consacrer de manière énergique à leurs études et excellent alors à la fois à l’école et dans le mondé réel par après. De plus en plus de communautés locales font pousser de l’Artemisia Annua pour eux-mêmes et récoltent directement les résultats du traitement : ils ne doivent pas atteindre une aide étrangère. De cette façon, les communautés africaines à la source de cette initiative peuvent envisager un meilleur avenir pour les générations futures.

Pour en savoir plus sur l’éducation, le paludisme et l’Artemisia Annua, jetez un coup d’oeil au nouveau document d’IDAY ici (en anglais).


 

Renforcement des capacités

Le réseau IDAY promeut l’accès à une éducation de base de qualité pour tous les enfants et jeunes en Afrique et plus particulièrement les plus vulnérables. Le réseau est composé de 19 coalitions nationales en Afrique et de 5 en Europe. Les plupart des associations africaines composant ces coalitions nationales, plus de 450, sont issues de la société civile locale et de régions ayant peu de visibilité et/ou de chances de se faire entendre.

Les OSC représentent une part importante de la participation citoyenne. C’est pourquoi la consolidation du réseau permet d’initier des changements réels et durables pour améliorer l’accès à une éducation de base de qualité. Un réseau a une valeur supérieure à la somme de ses individualités et seul un plaidoyer collectif a des chances d’être efficace pour améliorer les politiques du gouvernement. En étant structurées et reconnues comme des acteurs solides et fiables, les coalitions nationales du réseau IDAY peuvent apporter des changements plus efficaces.  Les membres locaux connaissent en effet mieux le terrain et l’environnement socio-culturel, ils opèrent à des coûts abordables et selon les ressources appropriées.

Le but premier de programme est de consolider les capacités institutionnelles et opérationnelles des coalitions nationales afin que les membres d’IDAY prennent conscience de leur propre habilité, qu’ils peuvent résoudre par eux-mêmes leurs problèmes et qu’ils sont les mieux placés pour y parvenir. Le but secondaire est de favoriser les échanges au sein du réseau et de se baser sur les bonnes pratiques pour promouvoir les synergies et les expertises locales.

Les programmes de renforcement des capacités consistent en :
•    Étude annuelle sur l’état du réseau et des membres d’IDAY ;
•    Des Assemblées Régionales et Générales pour développer le sentiment d’appartenance et pour développer les échanges entre membres ;
•    Évaluation des besoins de capacités et des atouts au sein du réseau afin de déterminer les forces et faiblesses des membres et leur besoins en formation et/ou assistance technique de la part d’IDAY-International ;
•    Formations à un niveau régional ou du pays ;
•    Coopération entre les membres Africains et Européens pour permettre un soutien permanent et des missions sur le terrain ;
•    Visites entre les membres du réseau afin de partager les bonnes pratiques ;
•    Analyse de projet et développement d’une coalition nationale.

La consolidation des OSC membres du réseau IDAY va déboucher sur une meilleure participation de la société civile locale dans leur dialogue constructif avec les autorités. Celles-ci doivent améliorer les droits de chaque enfant à une éducation de base de qualité et elles seront informés et conseillées sur les mesures efficaces à prendre pour permettre l’amélioration de l’accès à un éducation de base de qualité pour tous.


 

Programme d’échanges entre jeunes

Si la plupart des jeunes dans le monde peuvent voyager de manière relativement aisée, la plupart des Africains ne le peuvent pas. Ce n’est pas par manque d’intérêts, mais la pauvreté, la bureaucratie empêchent ces jeunes de pouvoir prendre part à ces expériences. En fait, beaucoup des jeunes investis dans les projets des membres du réseau IDAY contre le paludisme ont émis le souhait de voyager et de partager leurs connaissances et leurs expériences avec les personnes d’autres régions.

Programme d’échange en Afrique

Ce programme est prévu pour aider les jeunes Africains à voyager au sein de leur pays et continent en partageant leur savoir sur la culture de la plante Artemisia Annua à d’autres communautés pour consolider la lutte contre le paludisme. Les membres des clubs de jeunes du Kenya qui ont cultivé avec succès les plants dans le cadre de l’initiative d’IDAY Santé et Éducation vont pendant plusieurs mois partager leur connaissance avec d’autres pays Africains membres d’IDAY. Ces échanges dureront 4 à 9 mois, selon le degré d’intérêt et d’intégration mutuel des participants. Les communautés hôtes seront responsables des échanges et IDAY apportera les fonds pour le voyage et les frais courants.

De la même manière, les jeunes des pays membres d’IDAY intéressés pour cultiver les plants d’Artemisia Annua dans leurs écoles seront éligibles pour souscrire une aide financière d’IDAY pour aller au Kenya et en Ouganda pendant 2 à 3 mois (là où les programmes anti-paludisme sont les plus développés) pour observer les effets bénéfiques de la plante, et apprendre à créer et gérer un club de jeunes.

Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du programme Panafricanisme désiré par l’Union Africaine et permet à la jeunesse africaine de prendre en main le développement de leur continent lorsque ces jeunes voyagent, diffusent et discutent de leurs idées et deviennent ainsi des citoyens actifs.

Programme d’échange européen

Pour IDAY, la jeunesse africaine a le droit de décider de son propre avenir et cela inclut des activités organisées en Europe. IDAY invite tous les jeunes Africains à participer à ce programme EU-Afrique d’échanges qui augmenterait la participation des représentants africains lors de la journée du 16 juin. Les échanges passés entre 2006 et 2008 ont eu un profond impact sur la stimulation des jeunes à la fois en Europe et en Afrique pour défendre un accès à l’éducation pour tous.

IDAY faciliterait l’implication dans ces activités d’échanges entre jeunes et assurerait les coûts de voyage pour la participation des délégués Africains. Le voyage durerait approximativement une semaine et demie.

Ces voyages d’échange augmenterait la connaissance et l’attention parmi la jeunesse africaine à propos du traitement du paludisme et du développement de l’Afrique et permettrait à leur homologues européens de se rendre compte que l’accès à une éducation de qualité n’est pas acquis pour tout le monde, loin s’en faut.


 

Journée Internationale de l’Enfant Africain – 16 Juin

La commémoration de la Journée Internationale de l’Enfant Africain, le 16 juin, est à l’origine d’IDAY et représente l’événement phare du réseau. Cette date fut choisie à la demande d’organisations de la société civile (OSC) africaines pour stimuler le dialogue sur la question de l’éducation de base avec, d’une part, leurs gouvernements et, d’autre part, les OSC européennes poursuivant le même but. Elle correspond à la date choisie en 1991 par l’Union Africaine pour commémorer le massacre de jeunes Sud-Africains perpétré par l’armée de l’Apartheid le 16 juin 1976 alors qu’ils manifestaient pacifiquement dans le bidonville de Soweto pour leur éducation.

Autour de cette date, chaque coalition nationale IDAY organise une ou plusieurs célébrations avec diverses activités centrées sur le thème de l’éducation pour tous en Afrique. L’objectif est de sensibiliser le public et les autorités, de transmettre les demandes et recommandations des OSC en matière d’éducation de base, et de créer une opportunité pour entretenir un dialogue avec le gouvernement. Pour cela, la célébration inclut également la remise officielle aux autorités de recommandations qui sont ensuite compilées dans le Rapport Annuel IDAY.

Contactez IDAY-International et les coalitions nationales IDAY pour plus d’information sur le programme d’activités dans chaque pays !